En Haïti, il existe des espaces qui au delà de simple lieu rappelle l’essence de toute une identité nationale. Le « Lakou » en fait parti. Cet espace et art de vivre existe aussi dans toute la région caribéenne comme en Martinique et en Guadeloupe. Découvrons ensemble son essence.
En Haïti, le lakou fait référence à un espace commun intégrant plusieurs maisons de membres d’une même famille. Souvent, ces maisons entourent la maison du patriarche. Cette façon de construire vient de la sortie de l’île de l’esclavage, comme moyen de protection contre le retour de la plantation. Occuper le territoire à travers les lakous, a toujours été naturel en Haïti en région rural ou en ville. Au delà du simple mot qui peut être traduit par « une cour », le « lakou » bien que c’est un espace sans mur véritable, est un lieu où la solidarité prend tout son sens. Au vue de l’éclatement de la famille, cette façon de penser l’habitat tend à disparaître. Avant l’arrivé de la religion catholique sur l’île d’Haïti, les lakous ont aussi été la base du système vaudou.
Crédit photo : Lakou Breda, nord d’Haïti
Le lakou est un art de vivre ensemble où la réussite collective compte sur les individualités. Aider l’autre, se soutenir mutuellement face aux défis de la vie, accompagner chacun pour une saison… ces valeurs sont pleinement ancrées dans ce qui fait l’essence d’un lakou en Haïti.
Lors du décès de ma grand - mère en Haïti, tous les membres de la cour sont venus entourer mon père pour le soutenir dans cette épreuve
Anabelle
Cette culture de l’habitat existe aussi aux Antilles-Guyane et dans la Caraïbe avec leurs spécificités propres. Par exemple en Guadeloupe, c’est autour de la cour que s’organise les activités productives, la consommation partagée et les échanges commerciaux des produits. Depuis ces dernières années, de nombreux restaurants à haïtien à travers le monde porte le nom de « Lakou » comme pour faire perdurer un certains art de vivre où se retrouver fait sens.