Il y a quelques années, les adoptions en Haïti étaient courantes. Des hommes et des femmes partagaient leurs joies de devenir parents.Quant aux enfants adoptés, peu comprennaient réellement ce qui se passait. Parfois derrière des années d’attente, la question de son identité resurgit… quelle est mon histoire ? ma famille est-elle encore vivante ? par où commencer pour assembler les pièces du puzzle ? C’est notre focus.
Quand une personne adoptée se lance à la découverte de son histoire. Il faut savoir que des zones d’ombre peuvent être présentes dans son dossier d’adoption. L’absence de documents ou d’informations précises rendent les démarches plus longues, plus lourdes psychologiquement et parfois sans grand succès. C’est là qu’entre en jeu, les agences; Elles permettent d’élargir le champ des possibles, de connecter parfois avec les membres recherchés et de voir son adoption sous un autre angle. L’organisme “Haïtiens adoptés” accompagne des personnes souhaitant renouer avec leurs familles en Haïti. En partageant des avis de recherche sur leur compte Facebook, cette structure référencée au Canada élargit les possibilités de retrouvaille pour ceux qui sont en Haïti et dans leurs pays d’adoption
Cindy Jobin, la présidente de l’organisme est intervenue dans notre podcast pour présenter le travail de l’ombre fait pour personne aux familles de se retrouver.
L’anecdote d’une famille retrouvée puis d’une personne adoptée désireuse de prendre de la distance dans la connexion familiale par trop plein émotionnel est un signe que les retrouvailles s’inscrivent aussi dans un processus personnel que chacun vit à son rythme
Si les organismes apportent leurs connaissances et partages des infos pratiques aux adoptés. il est important que chaque adoptés reste acteur de sa démarche. Cette posture permet d’initier des actions afin de ne pas subir. Cela se matérialise par plusieurs manières :
À chacun sa méthode, il n’existe pas de chemin tout tracé, l’essentiel est de déposer et partager autour de soi car ce même chemin peut par moment être lourd à traverser seul.
Chez Lakay, on aime parler du fait de semer des graines encore et encore ne sachant pas celles qui vont véritablement porter du fruit mais restant conscient que comme la légende du colibri, certaines graines finiront par porter leurs fruits.